• Mots pour Maux

     

    Tout d’abord, sachez que j’ai longtemps hésité à ouvrir cette rubrique « Mots pour Maux ».  Ici seront partagés des textes (car le mot « Poème » me semble inapproprié) relatant des épisodes difficiles de ma vie. J’ai écrit certains de ces textes, il y a maintenant de nombreuses années, mais beaucoup ont été repris, entre autre, dans le cadre de ma psychothérapie.

    Je tiens à vous préciser que certains sont très crus, très durs et que par conséquent, ils ne peuvent pas être lus par tout le monde.

    Si j’ai choisi de les publier aujourd’hui, ce n’est pas pour vous raconter ma vie, en tous cas pas dans le sens premier du terme. C’est plutôt pour transmettre un message… qui serait celui-ci : malgré toutes les épreuves que l’on peut subir, on peut « s’en sortir ».  Disons plutôt que l’on peut avancer, cela même si les cicatrices demeurent indélébiles. Car, oui les cicatrices, elles, restent à jamais gravées dans et sur le corps, dans le cœur et dans l’âme.

    Avec le temps, de l’aide surtout (et encore faut-il tomber sur les bonnes personnes), nous pouvons parvenir non pas à oublier, mais à accepter (même si cela est un énorme challenge) ce vécu ô combien difficile, inhumain. 

     

    Mots pour Maux

     

    Derrière ce regard et ces yeux fardés,se cachent de la souffrance parfois indescriptible, de la douleur inimaginable, insoupçonnable, des torrents, des océans de larmes...

    Mais aussi, une lueur d'espoir parce ce que je suis là. Et si ma vie n'est pas rose, j'ai réussi à sortir la tête hors de l'eau.

     

    Bellara - Mai 2016

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    Art. L. 111-1 du code de la propriété intellectuelle (CPI) «  L'auteur d’une œuvre de l’esprit jouit sur cette œuvre, du seul fait de sa création, d’un droit de propriété incorporelle exclusif et opposable à tous. Ce droit comporte des attributs d’ordre intellectuel et moral… »

    Art. L. 121-2. " L'auteur a seul le droit de divulguer son œuvre. Sous réserve des dispositions de l'article L. 132-24, il détermine le procédé de divulgation et fixe les conditions de celle-ci ».

     

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  • Son masque est tombé...

     

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    Le 17 Novembre 1999, l’Assemblée générale des Nations unies proclamait que la journée du 25 novembre serait la Journée Internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes. Malgré cette journée, aujourd’hui encore, le nombre de victimes déclarées s’élèverait à 225 000 (tout en sachant que beaucoup ne portant pas plainte ou ne faisant aucune démarche auprès des professionnels et/ou associations ne sont par conséquent pas répertoriées). Il faut savoir aussi qu’une femme décède tous les trois jours. 
      

    Mais alors, pourquoi ne pas signaler ? Pourquoi ne pas faire des démarches ? Pourquoi ne pas porter plainte et dénoncer l’auteur de ces violences ? Les réponses peuvent varier d’une personne à l’autre :

    • La peur qui domine, devrai-je même écrire la terreur : On craint le pire... Le pire pour soi mais plus encore, le pire pour ses enfants,
    • La honte : même si au fond, elle n'a aucune raison d'être (car nous ne sommes en rien responsables et que nous sommes des victimes), elle nous tenaille, elle nous colle à la peau,
    • La perte de la personnalité (à force d’être sous l’emprise de son bourreau, comment ne pas perdre sa personnalité ?) : la manipulation de l'autre fait que nous nous sentons coupables de ce que nous vivons. Nous nous sentons comme des " moins que rien ", des êtres totalement nuls... et j'en passe...
    • La non-possibilité de le faire : comment faire lorsque l’on est emprisonnée chez soi et que l’on n’a aucun contact avec l’extérieur (car oui, cela existe) ? Comment faire lorsque l’on n’a aucun moyen de communication avec l’extérieur ? Je parle ici de téléphone portable, de ligne téléphonique… car oui encore, cela est possible… Comment faire lorsque l’on est isolée et que l’on n’a aucun moyen pour se déplacer ? Et je pourrai continuer…
    • Comment réagir quand les autres nous disent que c’est de notre faute ? Que cela ne peut être vrai car celui qui vous détruit, vous démolit (il n’y a pas d’autres mots) est un ange en société ? Que si l'on reste, c'est parce que l'on aime ça ?
    • Comment faire lorsque les gendarmes nous disent que cela ne sert à rien de porter plainte ? Quand ils sous-entendent que ce n’est pas vrai ? Quand ils vous disent que le viol entre époux n’existe pas ? Quand quelqu’un les appelle pour dénoncer, ils n’interviennent pas ? Comment faire lorsque la/les plainte(s) sont classées sans suite ? Comment faire quand votre bourreau, s’il est entendu par les forces de l’ordre (ce qui n’est pas systématique) ressort du commissariat les mains dans les poches comme s’il était un saint ? Comment se protéger quand après avoir déposé plainte, aucune mesure n’est prise ? On NE PEUT PAS et PIRE encore, la situation s'envenime parce que l’on a osé le dénoncer… Notre vie est en danger à chaque instant et nous sommes seules.
    • Et la liste… pourrait être plus longue encore…


    Je terminerai en écrivant : NON ! ! !

    Si l’on reste, ce n’est pas parce que l’on aime les coups. C’est seulement parce que l’on n’a pas d’autres choix parce que l’on n’a pas trouvé la personne, le professionnel qui prendra le temps de nous écouter, de nous comprendre et de prendre au sérieux nos paroles.


    Les choses avancent peu à peu : aujourd’hui en 2018, on parle davantage des violences conjugales par le biais des spots publicitaires, des reportages… mais il y a encore une grande part de tabou autour de ce fléau... car oui, c'est un véritable fléau. Le chemin à parcourir est encore long… Très long…


    Ne Jugez pas ! Ne condamnez pas !


    Vous ne savez pas ce qu’il peut se passer derrière la porte de telle ou telle maison…


    Vous ne savez pas que peut-être... le visage et l’attitude que vous voyez chez votre voisin, votre collègue de travail…

    ne sont en réalité que des masques… des apparences trompeuses...


    Derrière un ange... peut se cacher un démon.



    Bellara – Novembre 2018

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    Souvent, je me demande : " Pourquoi cette rubrique ? Dois-je continuer à partager ces textes ? "... Et puis, il y a cette petite voix intérieure qui me dit : " Oui, continue ! Tu dois le faire et tu le sais. Tu dois le faire pour toi mais aussi pour les autres. C'est une manière de leur dire que l'on peut s'en sortir. Regarde le nombre de messages que tu reçois chaque semaine... Prends conscience du nombre de victimes qui te demandent de les aider... Prends conscience de l'aide et du soutien que tu leur apportes... Elles ont trouvé ici une main tendue ! Tu dois continuer sur cette voie ! ".

    Quand je les relis, je me dis : " Que de chemin parcouru depuis (même s'il m'en reste encore beaucoup à parcourir) ! ". Je suis sortie de cet enfer... J'ai réussi à sortir de ces sables mouvants qui me tenaient prisonnière ".

    Les cicatrices sont toujours là, évidemment. Jamais, elles ne disparaitront...

    Les cicatrices physiques sont comme marquées au fer rouge... Je ne peux les effacer... Elles me rappellent tant de choses... mais elles me disent aussi : " Tu t'en es sortie ! Tu as été plus forte que tu n'aurais pu l'imaginer ! ". C'est vrai, même s'il m'a fallu pour cela, faire le deuil de ma vie d'avant, car plus jamais, je ne serai la même.

    Les cicatrices psychologiques, mentales ne sont pas des moindres non plus... Mais, sur celles-ci, j'ai pu " travailler " et je travaille toujours dessus. Ce travail est essentiellement passé par l'acceptation. Oui... Ce qui a été a été et cela, jamais, je ne pourrai le changer. Donc, pour m'en sortir, je n'avais pas d'autre choix que celui d'accepter pour ensuite me reconstruire. Comme déjà sans doute écrit, refouler est pire encore... et cela, j'en suis pleinement consciente aujourd'hui. L'acceptation, le lâcher-prise, la reconstruction... sont très très difficiles mais pas impossibles. La chose la plus difficile à faire concerne bien sûr le pardon. Tout cela prend énormément de temps et en prendra sans doute encore beaucoup... mais, je sais que cela était (et est toujours) nécessaire pour aujourd'hui et pour demain... J'ai encore tant de pas à faire... mais, ce que je sais, c'est que chaque petit pas de fait, est un pas de gagné.

    Tout cela fait partie de mon histoire... Et la suite de mon histoire, j'ai envie de l'écrire, de la vivre et ce, malgré ces cicatrices. La vie est vraiment trop précieuse pour rester enlisée et ne faire que survivre. Oui, je veux VIVRE !

     

    Bellara - Octobre 2018

     

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  • Suite

     

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    Que dire ? ? ? J'ai écrit ces lignes il y a dix ans déjà... C'était une période très difficile... Non, aucun mot ne peut décrire cette période... Aucun mot ne peut caractériser l'état dans lequel j'étais. On dit souvent dans ces cas-là que l'on est au fond du trou.  Sans rentrer dans les détails... j'étais bien plus bas encore...

    En relisant ces lignes, je me dis... Que de chemin parcouru depuis ! Je suis loin d'être bien, d'avoir tout réglé c'est certain, mais je suis bien mieux. Je suis plus souvent en mode " Vie " que " Survie ". J'ai bien compris et surtout accepté que tout cela (mon passé) faisait partie de ma vie et, par conséquent, je ne le refoule plus. Il faut savoir que le refoulement soulage sur le très court terme, mais qu'il n'en est rien à moyen terme et encore moins à long terme. Les mauvaises racines finissent toujours, un jour ou l'autre, par refaire surface...

    Le travail sera peut-être encore très long... Je l'ignore... Le temps œuvre, c'est sûr mais il œuvre seulement dans le sens où l'on se bat pour cela, car à lui seul, je ne suis pas certaine que le temps ait un impact sur l'avancée, sur le mieux être. Comme je l'ai souvent écrit, le temps est finalement un allié. En tous cas, c'est ainsi que je le conçois car je préfère me battre avec lui que contre lui.

    Pour terminer, je ne sais pas si un jour, je pourrai dire " Je suis totalement guérie, je vais vraiment très bien ". Peut-être que oui... en tous cas, je l'espère vraiment et je nourris cet espoir. Quelles que soient les difficultés et la pénibilité du combat, quels que soient les obstacles... je n'abandonne pas. L'idée d'abandon, c'est vrai, m'effleure par moment... parce que je suis fatiguée, éreintée de me battre au quotidien... mais je me souviens... Je me souviens dans quel état j'étais... Je me souviens des efforts incommensurables à faire pour sortir la tête hors de l'eau... Je n'oublie rien... Je n'ai pas envie de revivre tout cela... et l'idée d'abandon s'estompe alors.

    Je crois que le jour où je serai vraiment guérie sera le jour où, je pourrai parler de moi-même (de mon histoire) sans craquer, et en totalité (c'est à dire parler de tout, ne pas parler par énigmes). Je ne dis pas que je pourrai en parler en souriant, ni même sans émotions... seulement que je pourrai en parler sans m'effondrer, sans honte, sans culpabilité... La route est peut-être encore très longue... mais je suis convaincue au plus profond de moi, que je dois suivre cette route !

    Aujourd'hui, j'écris " J'aime la vie, même si ce n'est pas tous les jours facile... ".

     

    Bellara - Juin 2018

     

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